Une mobilisation suivie d’une réunion tendue
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« Il existe un sentiment de mal-être dans toutes les catégories de personnel, tant sur la sécurité des élèves que sur la sécurité psychologique du personnel », explique un membre du collège, qui souhaite rester anonyme par peur de représailles.
À l’issue du débrayage, une réunion de deux heures s’est tenue avec la cheffe d’établissement, en poste depuis quatre ans et désormais directement mise en cause par une partie du personnel.
« La situation est devenue très délicate », confie un enseignant.
Selon plusieurs témoignages, ce sont notamment des menaces adressées au personnel ayant rempli des fiches de sécurité au travail qui auraient mis le feu aux poudres.
Plusieurs épisodes récents inquiètent également le personnel :
À l’issue du débrayage, une réunion de deux heures s’est tenue avec la cheffe d’établissement, en poste depuis quatre ans et désormais directement mise en cause par une partie du personnel.
« La situation est devenue très délicate », confie un enseignant.
Selon plusieurs témoignages, ce sont notamment des menaces adressées au personnel ayant rempli des fiches de sécurité au travail qui auraient mis le feu aux poudres.
Plusieurs épisodes récents inquiètent également le personnel :
- le départ de la principale alors qu’un élève, visiblement alcoolisé, ne tenait plus debout,
- la gestion jugée inadaptée d’un malaise d’une élève anorexique en cours d’EPS, pour lequel l’administration aurait conseillé de « lui donner un sucre » plutôt que d'appeler les secours.
Accusations d’intimidation
Après ces signalements, certains membres du personnel affirment que la cheffe d’établissement aurait évoqué la possibilité de porter plainte pour diffamation, entraînant un sentiment d’« intimidation ».
« Les fiches ne visent pas à pointer quelqu’un du doigt. Elles servent à décrire un problème. Dans son rôle, elle devrait y apporter une réponse, pas s’en prendre à ceux qui alertent », regrette un agent, dénonçant un « dialogue de sourds ».
« Les fiches ne visent pas à pointer quelqu’un du doigt. Elles servent à décrire un problème. Dans son rôle, elle devrait y apporter une réponse, pas s’en prendre à ceux qui alertent », regrette un agent, dénonçant un « dialogue de sourds ».
Le rectorat se saisit de la situation
Contacté, le rectorat de l’académie d’Aix-Marseille assure rester « attentif aux besoins de l’ensemble de ses personnels » et se dit disponible pour « tout échange portant sur les préoccupations soulevées en interne ».
Une audience avec la direction des services départementaux de l’Éducation nationale des Bouches-du-Rhône doit se tenir dans les prochains jours. Cette rencontre a été demandée conjointement par le personnel du collège et les syndicats, qui suivent le dossier de près.
Une audience avec la direction des services départementaux de l’Éducation nationale des Bouches-du-Rhône doit se tenir dans les prochains jours. Cette rencontre a été demandée conjointement par le personnel du collège et les syndicats, qui suivent le dossier de près.

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