« Une bande d’amis qui a soulevé des montagnes »
Malgré le froid, bénévoles, élus et amoureux de la montagne chère à Cézanne ont répondu présents pour honorer sept décennies d’un engagement hors norme.
À ses côtés, plusieurs élus ont tenu à rappeler l’importance de cette mobilisation citoyenne. Philippe Charrin, maire de Vauvenargues, Arnaud Mercier, président du Grand Site Concors Sainte-Victoire et maire de Venelles, ainsi que Sophie Joissains, maire d’Aix-en-Provence, ont partagé leurs souvenirs et salué ce travail au long cours.
Avec son humour coutumier, Laurent Fuxet, président de l’association, a ouvert la soirée en rendant hommage à celles et ceux qui, chaque semaine, gravissent les 600 mètres de dénivelé pour entretenir et restaurer le prieuré : « Une bande d’amis qui a soulevé des montagnes. Nous avons ressuscité un vieux prieuré de ses ruines pour lui redonner sa beauté d’antan. »
À ses côtés, plusieurs élus ont tenu à rappeler l’importance de cette mobilisation citoyenne. Philippe Charrin, maire de Vauvenargues, Arnaud Mercier, président du Grand Site Concors Sainte-Victoire et maire de Venelles, ainsi que Sophie Joissains, maire d’Aix-en-Provence, ont partagé leurs souvenirs et salué ce travail au long cours.
La maire d’Aix a notamment évoqué, non sans émotion, ses jeunes années passées au refuge : « Le prieuré n’est pas un bâtiment comme un autre. J’y allais tous les dimanches jusqu’à mes 14 ou 15 ans. Je me souviens des raclettes au coin du feu et des branches qu’on montait pour allumer l’âtre. Ce soir, nous revivons ensemble une aventure unique. Chaque chantier fut un défi technique, financier, mais surtout humain. »
Un hommage appuyé à Henri Imoucha
Impossible de célébrer cet anniversaire sans revenir à l’origine de l’aventure. Un hommage a été rendu à Henri Imoucha, bijoutier marseillais disparu en 1990, fondateur de l’association en 1955. À l’époque, le prieuré bâti au XVIIIe siècle à partir d’un ermitage du XIIIe n’est plus qu’un champ de ruines, abandonné depuis le départ du dernier ermite en 1880.
C’est à la force des bras, matériaux, outils et vivres portés à dos d’homme, qu’une poignée de bénévoles menée par Imoucha décide de relever le site. Courage, persévérance et solidarité : les images d’archives projetées durant la soirée ont rappelé l’ampleur du défi.
C’est à la force des bras, matériaux, outils et vivres portés à dos d’homme, qu’une poignée de bénévoles menée par Imoucha décide de relever le site. Courage, persévérance et solidarité : les images d’archives projetées durant la soirée ont rappelé l’ampleur du défi.
Un chantier de soixante-dix ans
Les principales étapes ont jalonné la soirée, mises en valeur par un montage photo avant-après impressionnant :
- 1959 : la chapelle est reconstruite et rendue au culte
- 1967 : réouverture du refuge aux randonneurs
- 2017 : restauration de la galerie voûtée et des vitraux
- 2021 : installation d’une nouvelle cloche et d’un portail d’entrée
- 2024 : pose de la toiture en tuiles
Un avenir toujours en marche
Cette soirée anniversaire n’était pas qu’un regard vers le passé : elle a aussi rappelé la force collective et l’élan populaire qui continuent d’animer les Amis de la Sainte-Victoire. La montagne, elle, reste immuable mais le prieuré, grâce à eux, continue de vivre.

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Éditorial